RAPPORT DE LA NEUVAINE A NOTRE DAME DU MONT CARMEL

Elle a débuté le vendredi 7 Juillet et s’est achevée le samedi 15 Juillet 2017. Une fois de plus la paroisse Notre Dame du Lac nous a fait bon accueil. Comme le prévoyait le programme de la neuvaine, nous avions à chaque fois le signe de croix, un chant à l’Esprit Saint suivie de la Prière d’invocation à la Vierge Marie ; après cela c’était le moment d’écouter un enseignement dument préparé par un frère carme pour nous plonger dans la méditation sur le thème de cette année. L’adoration  pendant laquelle il y avait possibilité de confession prenait place après les questions liées à l’enseignement et pour couronner le tout, la Sainte Messe, plus grande prière de l’Eglise.

Le thème général de cette année était centré sur la « FRATERNITE COMME CHEMIN POUR ALLER AU CHRIST ». Notons de prime abord que les chrétiens qui ont participé à cette neuvaine et ceux qui en ont eu l’écho ont noté que le thème est pragmatique et nous interpelle par rapport à notre réalité quotidienne marquée par les mésententes, les conflits, des rivalités, des antipathies à divers niveaux et dans différents cadres (familial, professionnel, académique et même communautaire). Dans ce thème il y avait donc à coup sûr des remèdes à ces maux qui minent notre vie. Mais que pouvons-nous en retenir ?

Le premier jour de notre neuvaine, le frère Louis Marie de la Divine Providence nous a éclairé pour ce qui est « des Fondements bibliques de la fraternité ». La Bible dans ces deux Testament ne négligent nullement le concept de fraternité ; Bien au contraire elle le promeut. Le deuxième jour, le frère Ernest de la Miséricorde Divine nous a amené à voir à la lumière de la Règle et des constitutions du Carmel comment la fraternité est vécue au Carmel; in nous a conduit à voir comment la vie au Carmel es essentiellement fraternelle et nous montre chaque responsabilité, chaque charge  au carmel comme un moyen d’être au service de la fraternité. En plus il nous indique ders élément par lesquelles cette fraternité est manifeste : la prière commune, la réfection commune, la communauté des biens et bien d’autres.

Le frère Marie Victoire de l’Eucharistie et de la Croix nous entrainer le troisième jour sur la petite voie de Thérèse de Lisieux où avec lui nous avons compris que la fraternité nous conduit vers une relation sincère avec Dieu, une relation de vérité et de sincérité envers nous-mêmes, ce qui aboutit automatiquement à une relation de fraternité réelle avec l’autre. Le chemin de la sainteté c’est aimer Dieu et notre prochain comme nous même. Cela le conduit à nous dévoiler la fraternité  commence une attitude d’amour à l’endroit de Dieu, d’amour envers nous-même et d’amour envers le prochain. Si un seul aspect manque, il y a problème. Le quatrième jour, le frère Basile, à la lumière du Psaume 133 nous apprends « qu’il est bon et doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis ». En effet la fraternité loin de se limiter aux aires de jeux, doit débuter au temple où les frères se réunissent pour la louange du Seigneur. La vrai fraternité est au service de la vocation commune qu’est l’appel a la sainteté. La vraie fraternité  s’oppose à la complicité dans le mal où aux amitiés et camaraderies qui détournent des voies de Dieu. « La vocation à la vie commune » est l’intitulé du thème sur lequel le frère Alain nous a entretenu le cinquième jour. Le chrétien ne chemine jamais seul. Bien au contraire il fait partie de tout un peuple et doit vivre avec ses frères de manière à pouvoir se soutenir les autres. Le sixième jour, le frère Parfait de saint François d’Assise nous a entrainé par son thème « diversité et dialogue dans la vie fraternelle », à découvrir comment se comporter  pour une vie fraternelle réussie. Il nous a donné à partir d’exemples simples et pratiques des astuces pour venir à bout des difficultés qui apparaissent quand nous vivons ensemble.

Le septième jour, le frère Nicolas de la Nativité en nous entretenant sur fraternité orante au milieu du peuple nous a fait découvrir le sens profond de cette formule qui récapitule le charisme du Carmel. Il nous a fait voir que la prière est liée à la vie fraternelle car c’est là que la conversion vécu dans la prière ainsi que les résolutions prises se manifestent. Avec lui, nous découvrons que le Carme vit la Fraternité d’abord en communauté et ensuite se rend frère de tous en se laissant interpeller par son milieu de vie  d’où la place du service. Le huitième jour, le frère Armand  nous a montré que nos relations avec le prochain ne doivent jamais être sans miséricorde et charité. D’ailleurs, il nous montre en s’appuyant sur St Paul que la Charité est la plus grande des vertus, car elle est la seule qui demeurera pour toujours.      

Pour clôturer, le diacre Aurel de Jésus Hostie nous a entretenus sur le sacrement de la fraternité. Nous avons compris avec lui que la fraternité dans son acception chrétienne est une fraternité universelle, elle s’étend jusqu’au ennemi et  tient compte des générations futures. Bien plus, pour la vivre il faut intégrer que la vie humaine est sacré. En conclusion, il nous a invité à être dans nos milieu de vie au sortir de cette neuvaine des apôtres de la fraternité. C’est sur cette note que tous ont regagné leurs maisons pensant à l’apothéose le lendemain : la solennité de Notre Dame du Mont Carmel.

Fr Louis Marie de la Divine Providence O.Carm.