Yaoundé

Scolasticat Notre Dame du Mont Carmel : Touchons la miséricorde au cœur de son être

Au nom des scolastiques, le Frère Ernest considère la vie communautaire comme cette manière de vivre qui intègre plusieurs dimensions en son sein. Au sein de notre couvent, la dimension fraternelle occupe une place considérable en s’articulant dans la prière communautaire et la correction fraternelle. Toutefois, notre joie d’être religieux se fait aussi remarquée  dans les secteurs tels que : le travail manuel, le sport, la vaisselle et la recréation communautaire. Bien que des tensions existent, nous nous efforçons à déraciner cette gangrène. Le sens de la formation dans notre couvent est un souci capital pour l’équipe de formation. On se rend compte que cette équipe va chercher des spécialistes en des domaines particuliers afin que nous ayons des connaissances. Notons par exemple le passage de deux  médecins qui sont venus nous entretenir sur des nouvelles maladies du siècle : les accidents cardio vasculaire et les hépatites. En effet, pour notre prieur, « ce n’est qu’en se formant qu’on pourra édifier ceux qui nous côtoient ».

Notre Mère l’Eglise a ouvert l’année sous le prisme de la miséricorde. Pour faire corps avec elle, unanimement nous avons épousé ses principes et ses valeurs. Toutefois, nous souhaitons que cette miséricorde s’enracine dans la pratique qui est l’attribut principal de Notre Seigneur. Parler de miséricorde c’est parler d’amour alors notre souci est que le climat d’amour s’enracine toujours en nous ainsi que la paix et le pardon car là où règne l’amour, là aussi règne Dieu. Et là où il y a Dieu, il faut bien profiter de sa présence et vivre en intimité avec lui afin de vivre la joie de l’Evangile que le prône le Pape dans Evangelii Gaudium. En plus, la promotion du dialogue est un point far de notre ligne d’action car aucune paix ne peut advenir sans dialogue. Ceci nous permettra d’être de véritables lumières pour la terre.

 

Le service de catéchèse : témoignage des frères.

A peine sortit d’une vie où la pratique du silence s’imposait à nous afin de ne faire qu’une seule personne avec le Christ, les responsables du scolasticat ont jugé que je pouvais m’associer au Fr Eric pour catéchiser  des jeunes. Dans un premier temps, une frousse me saisissait mais très vite je me souvenais du charisme du carmel qui se résume dans la fraternité, la contemplation et le service, alors, je me rendais compte qu’il fallait aller hors de notre couvent pour servir ma communauté. Dans un premier temps, nous sommes allés à la recherche de la brebis maison par maison annonçant aux parents qu’au Carmel on préparait des jeunes pour les  sacrements d’initiations chrétiennes chaque samedi dès 15H. Le fait d’aller les rencontrer était pour nous une concrétisation du désir du Pape Benoit XVI qui disait en 2014 que c’est à nous les Carmes qu’il revient la lourde responsabilité d’apprendre aux autres à prier. La catéchèse faite aux enfants est une initiation à la prière. Il est certes vrai que cette pastorale n’est pas facile car certains enfants ont la difficulté de mémoriser les enseignements bien qu’ils soient très digestes. Toutefois, c’est une grande joie pour Eric et Richard de partager leur expérience chrétienne avec ces jeune de Nkolbisson qui, pour la plus part voudraient être des chrétiens.

 

Le retour vers le Père

Apres lui avoir annoncé la triste nouvelle du départ de sa maman, il est certes vrai qu’il a été affligé. Mais il avait un moral très haut. Avait-il pensé un seul instant qu’elle pouvait s’en allé ? S’était-il préparé à accueillir cette nouvelle ? En effet la maman du Frère Richard n’a pas fait une longue maladie. Apres une semaine qu’on lui avait dit que son état de santé n’était pas agréable, elle s’en alla le quatorze février de cette année de grâce. Le frère Richard s’est souvenu des paroles que sa mère ne cessait de leur dire : « Je serai la plus heureuse si je quittais cette terre le jour de la fête des amoureux.Par ce départ, je vous manifesterais l’amour que j’ai toujours eu pour vous ». Par l’assistance des uns et des autres il se sent vraiment consolé.